SDF ou SDC ?

Publié le par LUTIN

REAPPELONS LES CHOSES PAR LEUR NOM ! ENCORE, ENCORE !

 

Encore un petit coup ? OK. Avec le SDF cette fois-ci.

 

Là une fois de plus, on ne dit pas les choses comme elles devraient être dites : sous l’appellation « sans domicile fixe » on ne voit que le clochard précaire qui n’a pas de logement. Cliché ? Peut-être ! Voyons un peu :

 

Le clochard est considéré « sans domicile fixe » parce qu’il couche dehors. Dehors est-ce bien un domicile !!!? Puisqu’il est « sans domicile fixe »… L’expression sous-tend quand même l’existence du domicile, quoi qu’on en dise !

 

Quand le Lutin pense aux « domiciliés » en studio qui trouvent que leur appartement est exigu, et qu’ils cherchent un F2 par exemple, il a envie de rire : il pense au clochard, domicilié dehors « sans domicile fixe » qui a l’appartement le plus grand puisque cet appartement c’est toute la planète !

 

Alors, là encore, flagrant coup d’illogisme. Sont-ce encore des définitions administratives dans l’art du n’importe quoi ? Ils font tous des définitions, des lois, des consignes, des procédures, des « marche-à-suivre » et tout un arsenal de prétendue organisation de la démarche administrative ou de l’organisation de la société.

 

MAIS LE SENS DE LA NUANCE,

 

N I B   !

 

Alors essayons de nuancer un peu : « le sans domicile fixe », justement a au moins un domicile (puisqu’il n’est pas fixe). Même si c’est de courte durée. Il y a des gens qui n’ont pas d’appartement fixe (autrement dit de « résidence principale ») :

 

·          soit parce qu’ils n’ont pas encore trouvé mais ils logent chez quelqu’un ;

 

·          soit parce que leur activité professionnelle qui les oblige à se déplacer tous les jours, leur fait prendre une chambre à l’hôtel, ou dans des établissements prévus pour, et ce,  365/365. Tous ceux-ci sont SDF.

 

Revenons à notre clochard à l’appartement universel ! Et bien celui-ci ne peut pas être « sans domicile fixe » puisque, par définition, IL N’A PAS DE DOMICILE. Il n’a pas de domicile connu. Donc l’appellation de SDC « Sans Domicile Connu » serait, me semble-t-il bien plus adaptée à sa situation.

 

Et là où l’on pourrait supposer pourquoi la précarité des non logés poursuit son cours, c’est peut-être pour cette erreur de définition. Tout au moins telle qu’elle est véhiculée par le langage au quotidien, par nous tous. Pourquoi ?

 

Parce que le SDF tel que j’en parle plus haut (ne serait-ce que symboliquement, inconsciemment) n’est pas dans la précarité.

 

Alors que le SDC, lui, il l’est, puisqu’il n’a aucun domicile.

 

Donc quand on demande à l’Etat, à la société, aux associations de faire quelque chose pour les SDF, c’est comme si on leur demandait de faire quelque chose contre la misère de certains artistes, des VRP, de certains sportifs (ici je mets « certains » pour ceux qui n’ont pas encore leur résidence principale), alors que ces gens gagnent leur vie.

 

Donc les questions passent à côté de ceux qui en ont vraiment besoin, c’est-à-dire des non logés ; ceux que je propose de considérer comme SDC.

 

Demandez aux Associations, à l’Etat et aux œuvres de Charité de s’occuper des SDC, et vous verrez que les réponses aux demandes iront là où elle doivent aller, c’est-à-dire aux bons endroits, parce que la définition aura déjà cadré la cible, là où les choses doivent être prises en charge pour sortir ces gens du « SDC » et leur permettre d’être logés.

 

 

A BIENTOT POUR UNE NOUVELLE IDEE                      LUTIN

 

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Publié dans lutin

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