EXISTE-T-IL UN « TABOU DES PETITES CHOSES » ?

Publié le par LUTIN

Il n’est pas rare d’entendre dire : « Tiens ça va pas » ; « Pourquoi c’est foutu comme ça ? » « Qu’est-ce qu’ils sont cons ceux qui ont fait ça ! » Et autres choses du genre. Or, le LUTIN écrit des articles depuis maintenant deux mois pour parler de choses qui ne vont pas, qui agacent au quotidien dans leur fonctionnement qui devient un dysfonctionnement. Le présent article se veut un peu plus généralisant. Est-ce à raison ou à tort, le LUTIN  ne sait pas. Il attend aussi l’avis des lecteurs. Le LUTIN ne se prend pas pour un génie ou un redresseur de torts qui aurait beaucoup de choses à apprendre à d’autres. Il désire plutôt le confort dans les actions quotidiennes. Parce qu’il est pressé, lui aussi, et il aime bien quand « ça marche tout de suite ». Et que ce même confort puisse exister pour tous.

Le LUTIN écrit aussi pour tomber ce qu’il appelle le « tabou des petites choses » quotidiennes. Ce tabou semble exister. Par exemple, on a tendance à croire qu’on est le seul à se rater quand on manipule des objets ou qu’on fait un travail, qu’on est le seul à avoir les préférences qu’on a, qu’on est aussi le seul à ressentir ce qu’on ressent, à penser ce qu’on pense, qu’on est le seul à avoir des réactions paraissant singulières. Et on n’ose pas le dire, parce qu’on a peur de passer pour un con.  Ou alors on craint que ça fasse banal et nullos d’en parler dans cette société pseudo-intellectuelle au sein de laquelle les choses ordinaires n’y auraient plus leur place. Société aussi, dans laquelle on se ferait traiter de matérialistes parce que « c’est pas important ça » ou alors que ce serait impudique d’expliquer ses propres ratages. Il est bien connu que ça rabaisse de se faire traiter de matérialiste. Parce que le pseudo-intello se revalorise plus facilement en rabaissant quelqu’un qu’en faisant preuve de ses présumées qualités…

Mais pour ce faire, le LUTIN écrit aussi dans le sens de toucher les créateurs et innovateurs des choses que nous utilisons chaque jour. Il le sait bien que sur les emballages, il est écrit quelque chose du genre : « Pour toute réclamation, adresse du Service clients ». Mais les secrétaires sont surchargées, bousculées, prises pour des boniches et de surcroît mal payées. On peut penser qu’elles ont d’autres chats à fouetter que de traiter du courrier du genre : « Pourquoi le plastique de la barquette se déchire de travers quand on l’ouvre ? » Et pour peu que ces mêmes personnes aient des soucis affectifs (bien que cela ne devrait pas se ressentir au travail), ça pèse encore plus sur la balance !

Et puis les clients n’ont peut-être pas envie d’écrire au Service clients avec la prise de tête que cela comporte : photocopier le ticket de caisse ; comment tourner la lettre (quand on sait qu’une réclamation c’est pas la grande joie !), et survient là l’attitude à-quoi-boniste qui fait renoncer à faire un courrier.

Le LUTIN s’en charge pour nous tous, au travers de ses articles parce que tout un chacun peut tomber sur son blog. Et pourquoi pas les créateurs, les inventeurs, les philosophes (lorsque le LUTIN parle de comportements ou d’idées) ? Le LUTIN aimerait bien avoir l’avis de personnes ingénieuses, plus instruites que lui, créatrices. Il aimerait bien avoir l’avis aussi des personnes comme lui. Il n’y a pas non plus besoin d’être instruit pour avoir quelque chose à dire, heureusement ! Donc :

Remède, tout de même : Il semble qu’on ne devrait pas craindre de parler des choses très ordinaires. Le LUTIN n’a pas l’impression que ce soit dégradant, humiliant de rediscuter l’ergonomie des objets, leur fonctionnement quand on a besoin de les utiliser. Ca ne semble pas être du genre « voler bas » lorsque nous avons la possibilité d’évoquer nos petits travers. La maladresse, on n’en entend jamais parler. Pourtant nous sommes dans l’ère du « psy ». Les gens parlent de leurs névroses, de leur phobies (Ah oui, c’est vrai c’est devenu intello ça aussi !) ; pourquoi pas de la maladresse en général, de la mal-habileté à utiliser certaines choses ? Serait-ce une honte d’être maladroit ou malhabile ? Et pourquoi pas, remettre en question ces choses (comme l’a déjà fait le LUTIN) pour que les concepteurs et ergonomes comprennent les difficultés du corps à adopter certains objets et procédés d’utilisation ? Et qu’ils nous créent des objets plus adaptés, donc plus efficaces ? Pour le même prix, ça vaudrait vraiment le coup, et le coût sans doute ! D’en parler plus souvent, ça éviterait, de surcroît, beaucoup d’accidents domestiques, et peut-être même, d’accidents du travail, outre le fait que de ne chercher qu’un « utile à l’agréable » au quotidien.

Que le lecteur ne s’abstienne surtout pas de commenter ce que dit le LUTIN. C’est dans le débat que les choses s’améliorent plutôt que « évoluent » ; il arrive parfois que des « évolutions » réservent de bien piètres surprises…

A BIENTOT POUR UNE NOUVELLE IDEE       LUTIN

Publié dans lutin

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article