ET LES MAL-VOYANTS ALORS ?

Publié le par LUTIN

Pourquoi un tel titre ? Je m’explique.

Parce qu’on n’échappe pas à cette démagogie qui consiste « à faire à fond les manettes » pour une cause. Les auteurs pensent « plaire à la multitude » (c’est ce qui est écrit dans le dico pour la déf du mot « démagogie ») et ils croient que leur âme et conscience monteront tout droit au ciel pour être protégées par le guignol de service de là-haut ! J’entends par « guignol de service » celui que quelques uns d’ici bas ont bien voulu définir pour en rouler dans la farine beaucoup d’autres ! Ouais ? ça va, on va pas me la refaire ! Bref, revenons à l’idée de ce jour. Donc :

Outre les gens qui voient clair et qui ont la chance d’éviter les lunettes, je voulais dire pour la cause : qu’on fait pour les non-voyants et cela est prioritaire, normal, logique, évident. Ce serait bien inhumain et surtout inadmissible qu’il en soit le contraire.

Mais : c’est là que quand on a fait à un niveau de cette cause, donc l’extrême, ON OUBLIE LES NIVEAUX INTERMEDIAIRES DE LA MEME CAUSE ! Voilà l’idée que je veux exprimer. Et là le LUTIN vous parle de quelque chose qu’il connaît bien : la MAL-VOYANCE.

 ET POUR LES MAL-VOYANTS, QUE FAIT-ON ? RIEN !!!!

Et je m’explique encore. Quand vous voyez dans la rue, quelqu’un qui marche avec un regard hors du commun : regard dans le flou, l’air de chercher quelque chose, de parfois trébucher ou tituber quand pour cette personne le terrain se fait moins sûr du fait de sa cécité, VOUS OBSERVEZ SOUVENT UN MAL-VOYANT. Et non pas quelqu’un qui est « complètement bourré » ou « tiens il doit se droguer celui-là », ou même « tiens encore un débile » ou encore « il a l’air d’être dérangé de la tête ». Le mal-voyant, même s’il voit mal (parfois très mal) il CAPTE le regard qu’on pose sur lui (le LUTIN ne sait pas comment d’ailleurs, alors qu’il est le premier concerné).

Le regard qu’on pose sur quelqu’un n’émane pas que des yeux mais d’une expression d’ensemble qui déclenche chez l’observateur un comportement : rire, se demander si…, interpréter et parfois juger à tort..., avoir un retournement de la tête exprimant de la fuite, du mépris et autres. Ce comportement parle au mal-voyant. Et c’est souvent pour ce dernier une réponse mal recevable. Le mal-voyant continue donc son chemin de vie face à l’incompréhension.

Aussi, le mal-voyant a des problèmes d’accessibilité aux choses du quotidien. Il n’est pas rare qu’il se fiche le nez dans une vitre, qu’il tombe dans la cabine téléphonique en croyant qu’il y avait une porte en verre (si elle a été cassée), qu’il trébuche la nuit dans les pierres grises posées sur les bords de rues, qu’il rate les marches d’escalier quand c’est un peu sombre. Il trébuche facile quand il y a des aspérités sur le trottoir, visibles que quand on s’est bien cassé la gueule ! Et quand il y a le soleil dans la figure, ou certains reflets de lumière… Devinez un peu ! Il ne distingue pas davantage, dans un magasin le miroir mural car croyant que magasin est plus long il marche plus vite et il se fout le nez en plein dans le miroir (ça fait mal ? oui, surtout quand ça saigne !!!). Le LUTIN connaît tous ces désagréments, même avec ses lunettes. Ce sont des lunettes que nous portons, mais pas des loupes, ni des microscopes, ni des jumelles ! Alors ?

Remède : Quand est-ce que l’on comprendra que quand on fait pour une cause, il serait loisible de faire pour l’ensemble de la cause, et non pas que pour la seule partie la plus « visible » (c’est le cas de le dire !) Ici le LUTIN est en train de se demander si, avec les mal-voyants de la vue, ils sont les seuls à voir difficilement ? !!!

La mal-voyance ne touche-t-elle pas aussi ceux qui croient toujours trop bien faire pour ramasser le scoop de leur vie ? Qu’en pensez-vous ?

Outre cela, est-ce que les choses pourraient s’améliorer pour les personnes qui ne « voient plus très bien clair » ? Merci.

A BIENTOT POUR UNE NOUVELLE IDEE    LUTIN

Publié dans lutin

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